Quel crédit immobilier choisir ?

Acheter une maison ou un appartement fait partie de vos prochains projets, mais vous ne savez pas quel crédit immobilier choisir ? Difficile de s’y retrouver entre toutes les différentes offres qui existent sur le marché. Découvrez dans cet article toutes les infos utiles pour choisir son crédit immobilier sereinement. Aujourd’hui, les solutions ne manquent pas pour un particulier qui veut faire un achat immobilier. Mais entre les prêts à taux fixe ou variable ou les prêts in fine, le choix est vaste. Il existe plusieurs critères importants à prendre en compte avant de se lancer. Les voici.

Le bon taux immobilier

Lorsque vous décidez de faire appel à un établissement bancaire pour négocier votre prêt immobilier, vous aurez peut-être tendance à vous fier aux taux attractifs que les banques proposent dans les vitrines des agences ou dans des campagnes publicitaires. Mais ces taux ne correspondent pas au véritable taux que vous paierez.

Il s’agit, en fait, d’un pourcentage de la somme prêtée que l’emprunteur remboursera en plus du capital. Deux types de crédit peuvent être proposés par la banque, le taux fixe et le taux variable.

Le taux fixe

Le premier est le taux qui représente la solution la moins hasardeuse. Lorsque vous signerez le contrat de prêt immobilier avec votre conseiller bancaire, il sera indiqué sur celui-ci le taux qui sera fixé, la valeur des mensualités et le nombre d’années pour lesquelles vous vous engagez. Ces indications ont valeur d’engagement et ne pourront pas changer au cours de votre durée de crédit.

Ne vous étonnez pas si ce taux fixe est supérieur aux taux du marché dans les années suivantes, c’est un risque à courir.

Le taux variable

Le deuxième taux est, lui, indexé sur les taux pratiqués sur le marché immobilier. La variation de ce taux dépend de l’Euribor, le taux d’intérêt moyen pratiqué par les principales banques européennes, et d’une marge de 1 à 3 % que votre banque va lui ajouter.

Il existe deux types de prêts à taux variables : à échéances fixes ou plafonnés. Les prêts à échéances fixes sont des formules qui adaptent la durée de remboursement en fonction des changements de taux. Si celui-ci augmente, l’emprunteur paiera plus longtemps et au contraire, s’il baisse, il verra la durée de son crédit diminuer.

Les crédits à taux plafonnés sont des solutions souvent proposées par les établissements bancaires pour sécuriser le client. Le plafonnement à 2 points, par exemple, est une limite que le taux ne pourra pas dépasser. Si un crédit est consenti avec un taux de 4 %, et que le taux du marché augmente plus de 2 %, il ne dépassera pas les 6 %. De la même façon, il ne passera pas en-dessous de 2 %.

Choisir un taux variable pour son crédit immobilier est un pari risqué : il peut tout autant baisser qu’augmenter selon les fluctuations du marché. Il est préférable de choisir cette formule si vous signez pour une période de 5 à 6 ans, avec la possibilité de solder son dû sans pénalité de remboursement. De cette façon, si la hausse de taux est trop forte, et si vous en avez l’occasion, vous pourrez rembourser votre dette rapidement.

Si vous choisissez un prêt à taux variable, sachez aussi que le taux d’intérêt ne sera valable que la première année d’engagement.

Le Taux Effectif Global

Le TEG (Taux Effectif Global) comprend les frais de dossier et de notaire et les échéances d’assurance emprunteur. Il représente votre crédit immobilier dans sa totalité.

C’est avec ce taux que vous pourrez comparer les offres que les différents organismes prêteurs vous feront. Il est obligatoire pour votre établissement prêteur de l’inclure dans votre offre de prêt.

Les mensualités

Après avoir étudié votre dossier, votre conseiller bancaire vous présentera un tableau d’amortissement dans lequel seront détaillées les conditions de remboursement de votre emprunt. Les mensualités seront réparties sur une durée donnée, selon vos possibilités financières, et changées si besoin pour que votre budget ne soit pas trop impacté. Mais l’ajustement de vos mensualités ne pourra être mise en place que si vous avez signé pour un crédit dit “ modulable “.

L’assurance emprunteur

Il est obligatoire, lors de l’obtention d’un crédit immobilier, de souscrire à une assurance emprunteur, appelée aussi assurance de prêt immobilier. Elle permet aux organismes de crédit de se protéger contre les éventuels défauts de paiement de leurs clients, que ce soit pour des raisons financières ou personnelles.

En effet, elle garantit que votre bien sera payé à la banque en cas de décès, d’incapacité totale ou partielle de travail pour une invalidité temporaire ou permanente ou en cas de chômage.

Les crédits immobiliers

Le prêt “ in fine “

Au-delà des crédits à taux fixes ou variables, il existe une troisième sorte de prêt auquel vous pouvez prétendre : les prêts “ in fine “. Ce type de prêt immobilier est différent des prêts classiques. Alors que l’emprunteur rembourse tout ce qu’il doit à la banque (capital et intérêts) au fur et à mesure dans un prêt dit “ amortissable “, il ne paie que les intérêts pendant toute la durée d’un prêt “ in fine “. Le capital n’est remboursé qu’à la dernière échéance.

La banque demande bien entendu une garantie. L’emprunteur accorde à son établissement

prêteur l’autorisation de se faire rembourser les éventuelles mensualités non-payées en puisant dans une assurance-vie ou un portefeuille monétaire.

L’inconvénient du prêt “ in fine “ est que l’emprunteur paie plus d’intérêts qu’avec un emprunt “amortissable “, mais cette solution réduit le montant des échéances pendant la durée du prêt. Il est donc moins difficile de payer les mensualités des prêts “ in fine “, et cela permet d’économiser pour le remboursement de capital final.

Comparer les prêts immobiliers

Pour comparer les crédits immobiliers que les banques peuvent vous proposer, il existe une solution rapide et gratuite : les comparateurs en ligne. Il vous suffit de remplir les emplacements demandés et l’outil vous donne le taux du crédit, le nombre de mensualités et les frais à prévoir. Il fournit aussi le montant des pénalités dans le cas d’un remboursement anticipé.